L’Addim 70 conduit une politique originale d’accès à une culture partagée au bénéfice des haut-saônois depuis 1983.

Résidence danse contemporaine / Communauté de communes des Hauts du Val de Saône

Résidence de la Cie Pièces Détachées

La compagnie Pièces Détachées est une compagnie de danse contemporaine « tout terrain » créée à Besançon en 2009. Elle développe son travail autour de 3 axes : l’interprétation sensible, la dimension de la représentation et la notion de dispositif, la question de l’espace partagé et de l’adresse au public.

Fortement engagée sur le terrain de la sensibilisation et de la transmission, notamment sur la Région Bourgogne Franche-Comté, la compagnie Pièces Détachées aborde la danse contemporaine dans un esprit de partage et inscrit son travail artistique dans une dynamique de croisement, cherchant à créer des passerelles entre ses spectacles et une approche active du spectateur, par le biais d’ateliers de pratique ou d’ateliers du regard.

Emmenée par la chorégraphe Caroline Grosjean, la compagnie crée des spectacles de danse qui croise souvent d’autres disciplines : écriture, arts plastiques, musique, histoire des arts…

« Oural » / Spectacle jeune public (à partir de 6 ans)

En 2020, la Cie crée le spectacle « Oural » à destination du jeune public. Diptyque en blanc et noir, en duo et en solo, la pièce puise son inspiration dans la nature et propose une variation sur le paysage et ses transformations.

« Oural » s’ouvre sur un espace blanc immaculé. Deux danseuses s’immergent dans ce paysage vierge et se confrontent à son immensité. Elles l’habitent, le façonnent et le transforment y créant tantôt des espaces poétiques et abstraits, tantôt des images fortes vernaculaires.

« Qu’il soit de glace ou de sable, les paysages désertiques me fascinent. Au-delà de leur beauté et de leur immensité, ce sont la manière dont les corps habitent ces paysages encore sauvages qui m’interpellent. La danse naît de la rencontre avec la matière, elle résonne à son contact et s’incarne dans ses transformations. »

Caroline Grosjean / chorégraphe

Participants

  • Pour 12 classes à partir du Ce

Action culturelle / 1 h par classe

Intervention dans les écoles du territoire > immersion dans la matière, l’espace, le mouvement, le processus de création.

  • La matière/ s’enfoncer, laisser son empreinte, rouler, dévaler, s’enrouler, se fondre, explorer, mesurer, arpenter …

La ouate compose toute la scénographie de la pièce. Elle est constituée de larges bandes recouvrant une immense surface, mais également de rectangles plus petits, superposés les uns aux autres. Tantôt neige, tantôt abri, tantôt vêtement, tantôt couverture, la Cie propose d’explorer cette matière lors des ateliers.

  • L’espace / dessus, dessous, par-dessus, entre, à travers, en dessous, devant, derrière, ligne étendue, désert, tas, strates, plis, ….

De l’aplat au volume, la matière se laisse sculpter et permet de transformer l’espace de jeu. Danses dessus, disparaître dessous, déplacer les rectangles, investir les espaces vides, empiler et stratifier, créer des plats et des volumes, faire des plis. Chaque mise en espace invite le danseur à se mettre en mouvement de multiples manières

  • Le mouvement / à côté, dos à dos, face à face, loin, proche, support et appui, main dans la main, …

Les deux danseuses sont à la fois différentes et complémentaires. Quand l’une se fond dans l’espace, l’autre s’y mesure. Quand l’une ouvre un espace, l’autre s’y inscrit. Peu à peu leurs différences s’estompent et l’espace entre elles se rétrécit. Le travail en duo explore le mouvement en interaction et en collaboration, permettant de laisser libre cours à sa créativité tout en affinant le regard porté sur la danse de l’autre

  • La dimension poétique / banquise, steppe, iceberg, désert de glace, mer, lune, chamane, esprit, chevaux, buffle, inuits, femmes, …

La danse est tantôt incarnée (inuit, chasseurs sur la banquise) tantôt abstraite (corps minéral, corps animal). La pièce se construit ainsi entre tableaux expressionnistes et impressionnistes, laissant le spectateur voyager et interpréter librement ce qu’il a sous les yeux.

  • Le regard sur la nature / habiter le paysage, vivre avec la nature, rêver le monde, …

Le spectacle pose la question de notre rapport au monde. En ces temps particuliers de changement climatique, d’accélération de l’information, il invite à retrouver le goût simple de la contemplation face à la beauté de la nature qui nous entoure et questionne nos désirs et nos actions futures.

Représentations scolaires

  • 2 représentations à 10 h et 14 h (le même jour) pour 12 classes

« Charcoal » / Spectacle très jeune public (à partir de 2 ans)

Avec « Charcoal », Caroline Grosjean crée pour la 1ère fois un endroit de rencontre avec les tout-petits. Elle invite les spectateurs à s’immerger dans une scénographie brute et sensorielle où la matière et me corps s’entremêlent, se colorent et se transforment l’une l’autre.

Nomade, chamane, architecte, animale, femme oiseau … l’interprète chemine, dessine, s’inscrit, se fond, gravit les paysages sans cesse renouvelés.

Montagne, tanière, muraille, éboulis…. La matière, inerte devient vivante et se laisse sculpter par la danse. Les métamorphoses du corps succèdent aux mues de l’espace.

Minéral et animal, sombre et lumineux, visible et invisible, sonore et silencieux, le jeu des contrastes s’y déploie tout en délicatesse.

Participants

  • Classes à partir du Ps

Action culturelle / 1 h par classe

Intervention dans les écoles du territoire > immersion dans la matière, l’espace, le son, la trace.

  • La matière/ Rouler, prendre appui, marcher, écraser, porter, déplacer, faire voyager sur son corps et dans l’espace …

La scénographie se compose d’un ensemble de 150 sacs pigmentés et remplis de billes de polystyrène.

Lors des ateliers de pratiques la Cie propose d’explorer ces « sacs » avec des coussins identiques à ceux du spectacle.

  • L’espace / île,muret, montagne, tanière, digue, ….

Ces « sacs » ont la particularité d’être très légers et malléables, ils sont faciles à porter, à empiler, à balancer. Ils peuvent s’agencer ensemble ou en petit motif de manière à construire des espaces distincts où le corps va pouvoir s’inscrire en mouvement

  • Le son / billes, graines, feuilles séchées, coquilles vides, coquillages, coques, …

Les petits « sacs » sont remplis de billes de polystyrène qui lorsqu’on les manipule produisent du son et font penser aux vagues et à la mer. D’autres sacs vides peuvent alors être remplis de matières multiples afin d’explorer des bruits et de créer des ambiances sonores fines

  • La trace / empreinte, appui, silhouette, ligne courbe, esquisse, …

Dans le spectacle, la trace est un élément qui se décline : pigments projetés au sol en écriture et symbole, charbon noircissant la peau de la danseuse sur son visage et ses mains, empreintes de pied laissées au sol. Au moyen de grandes feuilles blanches, un travail plastique peut venir s’entremêler aux expériences dansées pour développer l’idée de traces et de tracés et appuyer la notion d’appuis et d’ancrages

  • La partition graphique / transformer l’espace, transformer son geste, composer ensemble, …

Les différentes combinaisons architecturales des coussins peuvent s’organiser en partition simple pour permettre aux enfants de s’immerger dans un procédé de composition : créer un muret, y marcher en équilibre, faire voyager les sacs pour construire des cairns, se faufiler entre …..

Représentations scolaires

  • 2 représentations le matin pour 12 classes