Folianniversaire

Le 14 Juillet 2018 - 15:00 à Faucogney-et-la-Mer - organisé par le Festival Musique et Mémoire

Tarif: 
15€ - 12€ (adhérents Musique et Mémoire et MGEN) - 5€ (réduit)
Style: 
Musique ancienne

25 micro-concerts-surprises pour la 25e édition du festival sur le thème de la Folia
programme en création (commande du festival)

Ensemble Les Timbres
Marc Mauillon, baryton
Elise Ferrière et Kenichi Mizuuchi, flûte à bec
Maite Larburu, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Thibaut Roussel, théorbe et guitare baroque
Julien Wolfs, clavecin et orgue
Emmanuel Ménard, comédien

Benoît Colardelle, lumières

N’est-ce pas folie que de créer un festival de musique ancienne dans les belles Vosges du Sud ?
N’est-ce pas folie que de le porter pendant 25 ans ?
N’est-ce pas folie que de constater son retentissement au niveau national et international ?

Qu’importe !

Le festival revient sur les lieux de sa naissance pour célébrer avec l’ensemble Les Timbres sa 25e édition. La Folia, dont le thème a servi pour des variations instrumentales de haute virtuosité à de nombreux compositeurs de l’époque baroque, sera déclinée de 25 façons différentes lors de ces concerts-surprises.

La Folia est un vrai phénomène dans l'histoire de la musique. Le thème est publié pour la première fois en 1672, mais ses origines remontent probablement à la fin du XVe, début du XVIe siècle. Le nom original folía désigne une danse portugaise, qui s'est ensuite répandue en Espagne dans sa forme instrumentale avec le répertoire de vihuelistes (originaire de la péninsule ibérique, la folia a été hâtivement baptisée en France Folies d'Espagne)

Etymologiquement, le thème doit son nom au verbe folier, se divertir, se réjouir, et est entré en littérature dès l'Age d'or espagnol, notamment sous la plume de Lope de Vega. Pourtant, le premier à utiliser le terme la folia était le dramaturge portugais Gil Vicente dans son Auto de Sibilla Cassandra  qui désigne une danse de fertilité rapide à trois temps, où les danseurs portent sur leurs épaules d'autres danseurs déguisés en femmes. Le rythme rapide de la danse a selon certaines sources la vocation de provoquer un état second chez les danseurs, d'où l'allusion à la folie. A la fin du XVIe siècle, le thème de la folia se fige et ralentit, et rentre dans le répertoire européen notamment avec Corelli, d'Anglebert, Lully ou Marin Marais. C'est Lully qui fixe sa forme actuelle connue sous le nom de Folies d'Espagne en 1672.

Un amusement débridé pour se réjouir !

Renseignements: 

Réservation obligatoire

Musique et Mémoire 06 40 87 41 39

NON